Un logiciel de pointage enregistre les heures réellement travaillées par chaque salarié et les compare à ce qui était planifié. Dans Shiftop, le pointage se fait sur une tablette avec un code PIN ou depuis le téléphone avec contrôle de position, puis le responsable valide les écarts avant la paie.
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L'employeur doit être en mesure de décompter le temps de travail de chaque salarié. Quand les horaires ne sont pas collectifs — et en restauration, ils ne le sont jamais — ce décompte doit être individuel et quotidien, récapitulé chaque semaine.
Concrètement, en cas de litige prud'homal sur des heures supplémentaires, c'est la qualité de votre décompte qui décide de l'issue. Les règles de durée du travail applicables sont détaillées dans notre article sur la durée légale du travail en HCR. Un cahier tenu irrégulièrement pèse peu face au relevé d'un salarié. Un enregistrement horodaté, validé et archivé pèse lourd.
Une tablette à l'entrée du personnel, chacun saisit son code. C'est la solution la plus robuste en restauration : rien à installer sur les téléphones personnels, rien à expliquer, et le geste se prend en deux jours.
Son défaut est connu : un salarié peut badger pour un autre. On le limite en affichant la photo de la personne qui badge, ce qui suffit dans la plupart des équipes.
Chaque salarié pointe depuis son propre téléphone. Pratique pour les équipes qui se déplacent entre plusieurs sites, ou pour les extras qui n'ont pas de code.
Le contrôle de position devient alors important : sans lui, on peut pointer depuis chez soi. Avec lui, le pointage n'est accepté que dans un rayon défini autour de l'établissement.
Aucune de ces méthodes ne remplace le dernier geste : quelqu'un regarde les écarts et tranche. Un service qui s'est prolongé de quarante minutes, un oubli de pointage en sortie, une pause non prise — ces cas se règlent à l'écran, pas en fin de mois dans un tableur.
Le pointage permet aussi de vérifier le respect du repos hebdomadaire, que le planning seul ne garantit pas.
Le pointage n'est pas un module à part : il lit le planning, alimente la paie, et partage les mêmes salariés. C'est ce qui évite la double saisie.
Beaucoup d'établissements font leur planning dans un outil et leur pointage dans un autre — parfois une pointeuse héritée de l'ancien exploitant.
Le problème n'apparaît qu'à la fin du mois : le planning dit 35 heures, la pointeuse dit 38, et personne ne sait laquelle fait foi. Quelqu'un tranche à la main, souvent au jugé, et c'est cette estimation qui part en paie.
Un outil unique ne supprime pas l'écart — l'écart est réel, c'est la vie d'un service. Il le rend visible, attribuable et validable au jour le jour, pendant que chacun se souvient encore de ce qui s'est passé.
Le pointage par badgeuse n'est pas imposé en tant que tel. Ce qui est imposé, c'est le décompte individuel et quotidien du temps de travail quand les horaires ne sont pas collectifs. Une badgeuse est le moyen le plus simple d'y satisfaire.
Non, on ne peut pas imposer l'usage d'un équipement personnel. C'est pourquoi une badgeuse sur tablette fournie par l'établissement reste la solution de référence, le mobile venant en complément pour ceux qui le souhaitent.
Le contrôle de position au moment du pointage est admis s'il est proportionné : vérifier la présence sur le lieu de travail à l'instant du badge, sans suivre le salarié en continu. Les salariés doivent en être informés. Dans Shiftop, ce contrôle est facultatif et se limite au moment du pointage.
La ligne apparaît incomplète dans la vue Pointage et le responsable la corrige, en gardant la trace de la correction. Rien ne part en paie tant que la ligne n'est pas validée.
Une tablette Android suffit. L'application dédiée s'installe dessus et la tablette peut rester branchée en permanence.